L’histoire :
Face a la menace des morts vivants, un petit groupe d’individus se réfugient dans une demeure afin de se protéger. Mais rapidement, une tension s’installe au sein de cette union…
En 1968, George Romero avec “night of the living dead”. fonde l’image moderne des morts vivants tel que nous la connaissons de nos jours. A l’instar du vampire qui se nourrit de sang et peut-être tué d’un pieu dans le cœur, désormais le mort se nourrit de chair et peut-être tués d’une balle dans la tête.
Dans ce premier volet, les morts vivants possèdent un côté inquiétant et fantomatique. Inquiétant par ce côté mystérieux entretenue par leurs déplacements lents. Inquiétant également par le peu d’informations direct fournie par les médiats accompagnant leurs résurrections ( des radiations provenant d’une capsule revenant de l’espace…). Le choix esthétique (et budgétaire…) du noir et blanc renforce leurs aspect spectral et inhumain. La photographie très cru consolide le parti pris réaliste de l’œuvre qui est appuyé également par la mise en scène volontairement documentaire de ce film (tourné en majorité caméra a l’épaule, montage vif accentuant l’état d’urgence…).
Ainsi, les morts sont éclairés de façon direct leur donnant une présence irréel, quasi fantastique.
Ces défunts ressuscités n’ont rien en commun avec leurs semblables vivants. Ils ne sont en apparence et pour le moment q’une menace pour l’homme. Avide de chair humaine, il suivent leur instinct primaire : se nourrir. On remarquera lors d’une scène d’assaut de la maison par les morts, certains d’entre eux se munissant de pierre afin de faciliter leur entrée dans la demeure. Leurs réflexes humains ne sont donc pas complètement oubliés. Actes qui sera d’ailleurs développé dans les volets suivants avec des outils de moins en moins primaires.
Pour l’auteur, les morts ne sont qu’un prétexte lui permettant de développer entre autres une critique sociales sur le soit disant bien fondé des relation humaines.
Une fois le huis clos installé et face a la situation d’urgence, chaque personnage réagissent de manière plus ou moins individuelle. Ben, le héros et seul protagoniste actif du film souhaitant agir en groupe se retrouve bloqué et incompris. S’oppose a lui Harry Cooper personnage conservateur vivant dans ses craintes et ne pensant qu’a se protéger lui et sa famille. Ne souhaitant pas communiquer, n’acceptant pas les points de vue de Ben. Cooper, Par ses réactions, est un personnage symboliquement représentatif de l’Amérique conservatrice n'admettant pas l’évolution de la société.
Symbolique également est la mise en place dans l’espace de la maison de ces 2 personnages : Harry force sa famille a rester dans la cave pensant « que c’est plus sur » tendit que Ben lui préfère rester en haut et décrit la cave « comme un véritable piège a rat ».
il y a donc d’un coté Cooper refusant de sortir de la cave avec sa famille et de l’autre ben préférant rester en haut avec d’autres afin d’être près a affronter les problèmes en face plutôt que de se « cacher ». Il accepte en quelque sorte l’évolution de la société : « la nouvelle (morts) mangeant l’ancienne (les humains) ». Face a ce combat Ben se retrouve contraint lors de l’assaut final des morts de se réfugier dans la cave.
Au petit matin, Ben (Duanes Jones) dernier survivant du groupe, se fait tuer par un « redneck » chasseur (associé au shérif) l’ayant pris pour un mort vivant. De manière officieuse cet acte est perçu comme une erreur de la part du chasseur. Mais, le fait est que Ben soit un homme noir et tout en prenant en compte le contexte d’émeute raciale sévissant l’Amérique de cette époque, il n’y a qu’un pas pour décrire officiellement cet acte de raciste. Ce meurtre est le prolongement explicite de la relation tendue instauré pendant le film entre Harry (Karl Hordman) et Ben. Harry, déteste entre autre Ben en raison de sa couleur de peau. Le générique qui détail par l’intermédiaire de photos montées le sort peu enviable réservé a la dépouille de Ben, semble confirmé que l’auteur ai voulue appuyé sur ce fait. La réel menace de l’homme ne serait donc pas les morts mais bel et bien l’homme lui même.
Il est bon de signaler qu’a l’époque un héros noir dans les films était très peu répandue. L’acteur Duanes Jones fait d’ailleurs parti de l’un des premier acteurs Afro Américains a avoir accéder a une tête d’affiche. A sa sortie, la mort de Ben a été interprété par certaines critiques comme l’écho du meurtre de Martin Luther King. D’après son auteur il s’agirait la d’une coïncidence ,vérifié par le fait que le film ait été réalisé quelques mois avant le meurtre de ce dernier.
L’aspect foncièrement politique et contestataire qui caractérisera les œuvres de Romero dans le futur est bel et bien déjà présent dans ce premier film. Chaque volet parle a sa génération. A la fois film d’horreur, critique de la manipulations des médiats (confirmé dans "the crazie") dénonciations de la guerre du Vietnam et déboulonnement complet des valeurs familiales de « l’american way of life » ce film accède sans problème et ce dés sa sortie au rang des grands classiques du cinéma.
